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Est-ce que le télétravail est vraiment risqué ?

Les avantages du télétravail sont nombreux pour le salarié comme pour l’employeur : supprimer le trajet domicile-entreprise, et donc réduire la fatigue, mieux concilier vie privée et vie professionnelle, diminuer les accidents de trajet et la pollution routière, etc.

C’est indéniable, le télétravail offre de solides avantages pratiques pour les salariés : modulation du temps de travail, suppression du trajet domicile-travail, gain de temps et d’argent, confort et meilleure concentration… le taux de satisfaction des salariés en télétravail à un an oscille autour de 90 %*. Le télétravail est perçu comme un gage de confiance de l’employeur envers son salarié, ce qui renforce à terme sa motivation.

Pour l’entreprise, permettre le télétravail c’est améliorer la qualité de vie au travail, motiver ses salariés et réduire les coûts de bureau et d’aménagement.

Si la majorité des salariés souhaite en bénéficier, ils sont peu (12 %) à déclarer vouloir travailler à 100 % de chez eux. La plupart (35 %) souhaiterait pouvoir télé-travailler 2,5 jours par semaine. En effet, travailler au sein d’une entreprise permet de créer du lien social, de développer ses compétences au contact de l’autre et de faire circuler l’information.

Dans les faits, le ministère du travail constatait, dans une étude publiée le 4 novembre, que plus de la moitié des salariés pratiquent le télétravail en dehors de toute formalisation contractuelle.

Les avantages du télétravail sont nombreux pour le salarié comme pour l’employeur : supprimer le trajet domicile-entreprise, et donc réduire la fatigue, mieux concilier vie privée et vie professionnelle, diminuer les accidents de trajet et la pollution routière, etc.

Le télétravail, assoupli par les ordonnances du 22 septembre 2017, peut exposer l’entreprise à de multiples risques. Les ordonnances Macron ont en effet instauré un quasi-droit au télétravail, en obligeant l’employeur à motiver un éventuel refus.

Il convient de noter que les risques routiers de déplacement domicile-travail sont fortement réduits et cela est à mettre au crédit du travail à distance.

Par contre, l’installation d’un bureau à domicile peut souffrir de mauvaises conditions ergonomiques préjudiciables à la santé du télétravailleur : les règles d’aménagement du local et du poste de travail de bureau peuvent être totalement négligées et le télétravailleur est alors exposé à des risques de pathologie auditive, de troubles visuels et musculo-squelettiques.
Un bureau à domicile ne répond généralement pas aux mêmes normes de santé et de sécurité que celles qui s’appliquent dans l’entreprise, que cela soit en espace de travail suffisant, en implantation et choix des équipements et mobiliers adéquats, en conditions d’aération et d’éclairage satisfaisantes. La sécurité des installations électriques peut être particulièrement problématique (rallonges et prises en mauvais état ou surchargées, fils électriques au sol et câbles sources de trébuchement…). Les situations dangereuses, qui s’apparentent beaucoup à celles conduisant à des accidents domestiques, comme monter sur une chaise instable pour ranger un dossier sur une étagère en hauteur, le sont d’autant plus qu’elles sont généralement occultées, pour des taches de nature apparemment banale, pour lesquelles il n’y a pas le respect d’un minimum de précautions de sécurité qui seraient prises dans un contexte collectif : l’isolement du télétravailleur amplifie en fréquence et en gravité tous les risques inhérents à un travail de bureau.

Le risque visuel
Le travail continu sur écran sollicite fortement la vision : le mécanisme d’accommodation permanent, assuré par le cristallin et les muscles des yeux, qui permet le réglage de la mise au point de l’image sur la rétine, la convergence qui permet la fusion des deux images rétiniennes grâce à la contraction de muscles situés autour de l’œil, provoquent une fatigue oculaire après des efforts visuels prolongés. De plus, de nombreux et très fréquents défauts de l’œil (myopie, hypermétropie, astigmatisme, troubles de la convergence, presbytie) rendent l’effort oculaire plus important pour un résultat médiocre lorsqu’ils sont mal ou pas corrigés. Par ailleurs, les mauvaises conditions d’éclairage (reflets sur les écrans, éblouissement direct…), un poste peu ergonomique, aggravent la fatigue visuelle. Cette fatigue des muscles oculaires se traduit par une vue de plus en plus trouble au fur et à mesure de l’effort, des picotements et rougeurs oculaires, des larmoiements, des clignements intempestifs des paupières, des maux de tête…

Les risques de troubles musculo-squelettiques
La position statique assise prolongée, l’utilisation constante du clavier, de la souris et de l’écran de l’ordinateur, le travail permanent au téléphone, génèrent des contraintes posturales au niveau du dos, du cou, des épaules et du poignet.
Les poignets souffrent notamment lors de la frappe dactylographique sur le clavier et de la manipulation répétitive de la souris.
Il en résulte souvent des cervicalgies et des lombalgies, des affections du poignet (syndrome du canal carpien), par compression par appui sur le talon de la main. Cette compression est responsable de fourmillements dans le territoire du nerf médian sous le ligament carpien palmaire situé à la face antérieure du poignet.
On note aussi des tendinites du pouce et du coude liée à l’usage des microclaviers ou des combinés téléphoniques mal tenus.
La position assise immobile de longues heures favorise aussi l’apparition de pathologies comme les troubles circulatoires, le diabète, ou l’obésité, aggravée par le grignotage et/ou une restauration rapide, sans vraie pause-déjeuner.
A noter aussi que des contacts cutanés fréquents avec des claviers et combinés de téléphone sales, génèrent aussi des maladies digestives dues aux virus et bactéries manuportés (gastro-entérite…).

Les risques des champs électromagnétiques
Les risques éventuels sur la santé causés par une exposition aux rayonnements électromagnétiques artificiels sont encore mal connus et les nombreuses études en cours sur leurs effets n’apportent pas de conclusions certaines et font l’objet de controverses.

L’utilisation intensive du téléphone portable expose particulièrement le travailleur à une source d’émission d’ondes dont il est très proche, car les effets biologiques observés dépendent de la puissance du champ électromagnétique qui diminue rapidement avec la distance : le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) indique que l’usage intensif du téléphone portable « peut-être cancérogène pour l’homme » à long terme et il y a parfois des effets directs pathologiques significatifs à court terme pour certaines personnes hypersensibles (nausées, vertiges, palpitations, effets visuels et nerveux). Ces symptômes non spécifiques évoquent plutôt une réaction d’anxiété vis-à-vis d’un phénomène diffus, non maîtrisable et non perceptible de manière directe.

Les chutes de plain-pied
Les sols encombrés, inégaux, des passages trop étroits entre des meubles ou des équipements de bureaux, des fils électriques au sol, sont propices aux chutes de plain-pied et pertes d’équilibre résultant de faux pas et de trébuchements : entorses, hématomes, plaies cutanées voire fractures en sont la conséquence.

Les chutes de hauteur
Les chutes de hauteur depuis un escabeau (ou une chaise ! ) en équilibre instable pour attraper des objets sur une étagère ou en haut d’une armoire d’accès difficile, ou pour changer une ampoule ou un tube d’éclairage, des chutes d’objets mal empilés sur de grandes hauteurs, en équilibre précaire, des fixations au mur peu sûres, sont à l’origine de traumatismes.

Les blessures
L’utilisation d’instruments tranchant tels les ciseaux, cutters, agrafeuses, massicots, est à l’origine de coupures, de plaies ouvertes du poignet, des doigts et de la main, pouvant se sur-infecter (panaris…).

Les produits toxiques
Les risques toxiques sont liés au fonctionnement des photocopieurs, des imprimantes lasers (ozone, poussières de papier) et à l’utilisation du toner. A forte concentration, les produits volatils utilisés et l’ozone peuvent irriter les muqueuses et les voies respiratoires.

Les risques électriques
Des risques électriques sont engendrés par l’utilisation d’une installation électrique précaire et/ou provisoire. L’électrisation/électrocution par contact avec un conducteur sous tension (rallonge …) ou par l’utilisation de prises défectueuses, sont des dangers potentiels.

Les risques psychologiques du télétravailleur
L’absence de conciliation vie au travail / vie privée et l’absence d’intégration à l’entreprise sont possiblement porteuses de mal-être au travail. Les femmes, devant arbitrer entre vie professionnelle et familiale, sont tout particulièrement concernées : c’est alors paradoxal dans la mesure où par ailleurs, le télétravail limite les déplacements professionnels et fait ainsi gagner du temps, offre une plus grande autonomie, ce qui souligne le caractère ambivalent du travail à distance …
Il faut aussi noter les risques liés à une disponibilité constante par le truchement du téléphone ou de l’ordinateur portable, avec éventuellement une surveillance sophistiquée et pernicieuse des télétravailleurs par surveillance régulière à distance (géo-localisation) : les télétravailleurs peuvent être ainsi amenés à travailler au détriment de leur vie privée et de leur temps de repos, avec des plages horaires excessives, ce qui entraîne des situations de stress. Les horaires de travail plus souples peuvent aisément finir par empiéter sur la vie privée et le souci légitime de contrôle du manager peut devenir excessif.
Du fait de l’abolissement à la fois en durée et distance de la mise à disposition de données, de l’autonomie dont jouit le télétravailleur, le travail à distance induit de nouveaux lieux et temps de travail disséminés pouvant nuire à la construction de la cohésion sociale, à l’isolement et à l’affaiblissement des relations interpersonnelles par individualisme professionnel, avec diminution des communications réelles en face à face au profit de communications virtuelles par écran interposé.
L’éloignement du collectif de travail engendre des effets négatifs sur le sentiment d’appartenance et l’égalité des conditions d’emploi et des droits en matière de formation et de promotion : être insuffisamment encadré ou être oublié, ne pas être évalué, ne pas avoir accès aux mêmes informations et opportunités de carrière que ses collègues, …
Le télétravail est ainsi particulièrement propice à l’absence d’intégration (ignorance du fonctionnement, des orientations et des résultats de l’entreprise), à l’absence d’évaluation, de reconnaissance des savoirs engagés au travail et des résultats obtenus, à la fixation d’objectifs inatteignables ou flous ou arbitraires, à un contrôle tatillon, aux manques de moyens et de soutiens : toutes ces situations sont susceptibles d’engendrer du stress.

Le télétravailleur est également plus exposé au risque de burn-out s’il n’arrive pas à se mettre des limites : la vie professionnelle peut alors empiéter dangereusement sur la vie privée.
Le télétravail est aussi source de stress pour le salarié qui doit gérer seul son organisation, évaluer l’atteinte de ses objectifs. Mais il peut aussi souffrir de démotivation, d’un manque de reconnaissance et de soutien.

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