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Télétravailleur, je ne suis pas un numéro …

Mon parcours est complexe, mais c’est avant tout celui d’un autodidacte fait du télétravail. Tout cela m’a amené à me façonner en me confrontant à l’ensemble des réalités sociales du pays. 

Comment en es-tu venu à créer ton entreprise ?

Mon parcours est complexe, mais c’est avant tout celui d’un autodidacte. Tout cela m’a amené à me façonner en me confrontant à l’ensemble des réalités sociales du pays. J’ai donc appris à saisir les opportunités, mais aussi à les créer. Aussi, après un début de carrière dans le domaine des collectivités locales et de l’action publique, j’ai choisi en 2004 d’initier la création de « ma petite entreprise ».

Red-Act, c’est son nom, est donc l’alliance naturelle des réseaux (« red » en espagnol), de l’action (« act » en anglais), le tout afin de mettre en place des stratégies de communication et d’apporter des contenus rédactionnels en réponse aux besoins des collectivités, entreprises, agences de communications, freelance, et particuliers.

Et le télétravail dans tout cela ?

La passion qui était la mienne pour les Nouvelles Technologies d’Information et de Communication, la maîtrise de l’outil Internet m’ont immédiatement orienté vers le télétravail. Il s’agissait pour moi de générer à mon niveau une « nouvelle façon de travailler ». Pour être clair, trouver les moyens d’éviter le stress des horaires, des embouteillages, la routine du quotidien tout en générant une activité professionnelle croissante et rentable.

J’ai donc commencé simplement depuis mon appartement, en profitant du haut-débat. Il m’a fallu ensuite faire connaître mon entreprise ce qui fut fait le biais d’un site Internet, mais aussi de campagne de promotion dématérialisée. En clair, une prospection, par mail, pdf, etc. Aujourd’hui, je poursuis aussi cela par le biais d’un blog (www.redact.fr)

Un parcours du combattant ?

Oui et non. Bien entendu, j’ai échangé certains stress contre d’autres. Outre l’aspect administratif, qui reste encore un frein à l’initiative individuelle, j’ai très vite compris et fait partager l’intérêt pour les entreprises de faire appels à mes services. Externalisé, je n’occupe aucune place dans les entreprises qui usent de mes services, elles n’ont pas besoin d’assurer le paiement de mes charges ou d’un salaire lorsque je ne leur suis pas pleinement utile. Elles savent pouvoir compter sur moi, quand il faut et comme il faut. En bref, le télétravail est là un marché gagnant-gagnant pour l’entreprise et pour le télétravailleur.

Comment le vit-on en terme d’image ?

Bien, même s’il reste en France, des révolutions culturelles à faire. Le fait que je travaille « chez moi » brouille parfois la perception des gens. Là, il faut que cela change. L’image et du télétravailleur mérite d’être valorisée et professionnellement soutenue.

En effet, les entreprises doivent, par exemple, comprendre que ce n’est pas parce qu’un salarié a pointé ou qu’un cadre quitte son bureau à 20 heures qu’ils ont, tous deux, été pleinement rentables ou utiles à la société qui les emploient. Il faut rebâtir les contrats de travail pour qu’ils soient non des contrats de défiance, mais bien des contrats de confiance naturelle. Je m’explique, ce n’est pas parce qu’on a l’œil rivé sur un salarié qu’il est plus performant et en plus tant que l’on surveille ce dernier, on perd un temps pour faire autre chose.

Vous me direz que moi, je ne suis pas salarié et vous avez raison. Mais je dois vous dire que je pense que certaines entreprises gagneraient demain à permettre à certains de leurs cadres ou employés de démarrer une carrière de télétravailleur salarié.

Pour ma part, ma philosophie est claire : tout télétravailleur indépendant reste avant tout un professionnel de son métier, il doit donc savoir que la qualité du travail fourni, le respect des délais et la satisfaction des clients sont des engagements primordiaux. Pour ma part, je rends ainsi mes clients attentifs aux moyens que je mets en œuvre pour répondre à leurs besoins. Seule doit là compter ensuite leur satisfaction. Je n’oublie pas qu’ils seront, demain, mes premières références.

Quel est pour toi l’avenir du télétravail ?

Le choix du télétravail est avant tout un choix de la responsabilité, voire de l’auto responsabilité. Alors quel avenir ? Technologiquement, tout reste à faire, de la vidéo aux avatars tels que nous en avons vu évoluer dans les séries de Science Fiction, il y a encore de progrès à faire. J’ai pour ma part tester les mondes virtuels et Second Life en particulier. Je m’imagine assez demain, prendre un « brief » ou participer virtuellement à une réunion stratégique, moi en Alsace et mon client dans ses locaux, à Paris, Beaune, Clermont Ferrand ou ailleurs. Économiquement  je pense que le télétravail garantit une flexibilité et une adaptabilité. Or ces valeurs sont aujourd’hui des atouts pour les entreprises qui le comprendront les premières. Statutairement, là, je crois que le pouvoir public pourrait accompagner le développement du télétravail autant par des mesures d’encouragement en raison de l’impact sur l’économie et l’environnement que par une reconnaissance et une certification des télétravailleurs. Après la compétence et le marché feront le reste. L’ère du télétravail ne fait donc que commencer.

Justement, a-t-on encore une vie privée lorsque l’on est télétravailleur ?

Oui, bien sûr et elle est vitale, comme la vie sociale d’ailleurs. C’est juste une question d’organisation. Il n’y a pas de libertés sans contraintes, mais pas, non plus de contraintes sans la nécessité d’une grande liberté. Cette liberté, c’est justement la vie privée et la gestion du temps.

Sans vouloir plagier une série TV de la fin des années 60, l’avantage du télétravailleur, c’est justement de ne pas être un numéro mais bien un homme (ou une femme) libre*.

* Allusion à la série « Le Prisonnier » créée par George Markstein et Patrick McGoohan

Interview de Stéphane Bourhis – www.redact.fr.

 

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