Évoquons d’abord les chiffres :
"Interrogés sur l’évolution de leur environnement de travail immédiat sur les deux dernières années, 42 % déclarent ne pas avoir perçu d’évolution, 30 % évoquent une dégradation et 27 % une amélioration. Interrogés sur le télétravail, 76 % des salariés se disent intéressés par cet outil, principalement pour une journée par semaine (34 %)".
Pour les trois premières données, on sent bien l’implication du conseil immobilier dont je ne connais pas la méthodologie utilisée, mais comprend sa raison à ne pas réduire les surfaces locatives de ses clients, voire à les améliorer.
La suite est assez démagogique : 76 % des salariés se disent intéressés. Mais qui ne le serait pas ? Surement pour améliorer la productivité de l’entreprise et faire des économies de frais fixes.
Non, car 34 % ne veulent qu’une journée. Pouvoir rester le vendredi à la maison avec ses proches et commencer un grand week-end ou pour travailler plus et mieux ?.
Après le secteur informatique/télécom, après le développement durable, c’est l’immobilier qui se sert du télétravail pour faire son marketing.
Et si cet outil (ou méthode de travail) se rattache de plus en plus du salariat, c’est une bonne chose. Mais n’oublions pas qu’il est la porte ouverte à la délocalisation des ressources humaines de l’entreprise, là ou la main d’Å“uvre est moins chère ainsi que l’immobilier.
Focus sur les chiffres de l’étude :
Un quart des dirigeants (25 %) déclarent avoir un projet immobilier concret, la plupart des entreprises de plus de 500 salariés, et à une échéance assez proche : 9 % dans les 6 prochains mois, 11 % d’ici 1 à 2 ans et 5 % dans plus de 2 ans. Les projets immobiliers sont essentiellement motivés par des fins de baux ou des déménagements (64 %), suivis par des travaux dans les locaux actuels (34 %) et des regroupements de sites (31 %). Objectif du déménagement : réduire les coûts (44 %), absorber la croissance des effectifs (40 %) et regrouper les équipes sur un même site (36 %). Dans les critères de choix d’implantation, les dirigeants accordent la priorité à l’accessibilité et à la réduction des coûts immobiliers (58 % et 50 %), le bien-être des collaborateurs ou la qualité environnementale étant cependant jugés comme « importants ». Les entreprises parisiennes sont les moins aptes à la mobilité : seules 22 % envisagent de quitter la Capitale. Mais là encore la taille de l’entreprise joue : 43 % des entreprises de plus de 500 salariés étant prêtes à s’implanter en dehors de Paris, pour seulement 11 % des entreprises de 100 à 249 salariés. Enfin, si La Défense est plébiscitée par les directeurs immobiliers (23 %), les directeurs de ressources humaines ne sont que 4 % à y envisager une installation.