Autant le dire, je n’ai jamais été un adepte des Sims, des Playstations. Et petit, je n’avais pas la console Atari. Etudiant, j’étais plutôt baby-foot que jeux d’arcades. D’où vient alors cette soudaine passion ?
La première des motivations fût sans doute de voir cet univers dans lequel les grandes marques et les Etats investissent.
IBM y est bien présent, des recrutements s’y font et récemment, une équipe du tour de France, Cofidis, y présenta en exclusivité sont équipe pour le véritable tour de France. Osons l’avouer, il se pourrait bien que les univers virtuels (celui-là ou un autre) constitue l’avenir du web …Un web 3.0 en quelque sorte.
Cela a aussi permis à ma société (Red-Act) d’être parmi les premières d’Alsace à investir ce monde virtuel pour faire de la prospection virtuelle, de la prospection 3.0.

Imaginez un instant que demain, au lieu de vous donner rendez-vous à ses bureaux, un de vos clients vous propose une réunion animée à distance, avec diffusion d’images, de dossiers sécurisés sur une plage déserte de Second Life. Imaginez assister en direct à une conférence d’un spécialiste de l’Internet (vous savez, ces conférences qui se passent à 500 kilomètres de chez vous). Imaginez prendre un brief en direct, dans un bureau de cette tour de verre situé dans cette ville francophone. Vous l’imaginez, c’est aujourd’hui possible et demain, lorsque le son et l’image seront intégrés à cet univers virtuel, tout y sera possible.
Après les chats, l’heure est vraiment à la 3D. Qui nous empêchera demain, de commander des articles dans la RL après les avoir découvert dans la SL ? Des grandes marques de téléphone ne s’y sont d’ailleurs pas trompées.
Comme le rapporte sur son blog Stéphane Bayle, un des spécialistes français de Second Life : « Dans un "Special Report" intitulé "Companies Must Embrace Consumer technologies for Innovation", le cabinet d’analystes Gartner évoque de nouveau les univers virtuels qui joueront un rôle significatif d’ici 3 à 5 ans » ! Quel sera ce rôle significatif ?
Nouvel Internet, nouveau média ? La question reste ouvert mais l’innovation et l’anticipation justifient amplement que l’on s’intéresse à ce « nouveau monde » à la façon d’un Christophe Colomb cherchant ce qu’il croyait introuvable.
J’ai donc ouvert mon bureau sur l’Ile Liberta dans le Centre d’Affaires crée par EBI, une entreprise de la Real Life.
Après avoir décoré ce dernier de toile, de logos, de liens, d’un fauteuil, d’un ordinateur, j’ai commencé à parcourir ce monde… de restaurants, boutiques en casino. J’ai loué aussi des panneaux dans certaines villes. Vous savez, ces panneaux publicitaires qu’une petite entreprise ne peut s’offrir dans la vraie vie. J’ai ensuite fait fabriqué un Tee-Shirt, que j’offre à ceux qui passent dans mon bureau et j’ai repris mon travail dans la vraie vie, profitant des pauses qu’elles m’accordent pour replonger dans Second Life.
J’ai croisé divers avatars (nos représentations dans SL) et deux d’entre eux ont évoqués du « business » dans la vraie vie.
Ma plaquette fût envoyée à celui qui cherchait une plume pour une revue spécialisée, un rendez-vous dans la vraie vie est envisagé avec le second.
Ce matin, mon avatar se voyait quant à lui proposer une mission de pigistes sur Second Life.
Deux vies, voilà qui est parfait pour travailler plus et qui sait, gagner plus, en notoriété, en renommée, en contrats.
Second Life n’attend donc que vous et quant à moi, je m’en vais en week-end dans mes deux vies.
J’ai chargé mon avatar de dépenser ses premiers Linden dollars en loisirs dans un casino.
Qui sait, peut-être gagnera-t-il le gros lot et pourra-t-il se construire la villa de ses rêves ?
Je reçois à l’instant un mail.
Mon rendez-vous pris sur Second Life va se concrétiser dans la Real Life à Strasbourg même.
Une mission ?
Généralité ou chance du débutant ?
Seuls ceux qui tentent leur chance peuvent gagner ! Si vous passez dans ce monde, venez me rendre visite !